Lidia

Rosana Gomez

Pendant la première moitié du XXe siècle le port de San Antonio Oeste était parmi les plus importants de Patagonie, principalement grâce au commerce de la laine. Cette activité décrût rapidement lors de l'arrivée du chemin de fer Buenos Aires-Barilochen, jusqu'à cesser de fonctionner. Le port existe partiellement depuis 2000 grâce à la pêche. Lidia Rosana Gomez interroge notre rapport à la mer et apporte une note d'espoir par la transformation du réel.

Laurent Chiffoleau au côté de Lidia Rosana Gomez - atelier de l'artiste, San Antonio Oeste

Photographie Nicolas Coutable, 2015

1/3

 

Le rouge de la rouille domine dans ce paysage en friche. Le sentiment de l'abandon caractérise la mutation vécue par la localité de San Antonio Oeste depuis plusieurs décennies. Bloqué entre le nouveau port nommé San Antonio Este et la station balnéaire de Las Grutas, l'une des plus touristiques de la région, le petit port n'est plus que l'ombre de lui-même, survivant grâce à quelques pêcheurs. On peut alors s'interroger sur la qualité de l'eau, ces épaves échouées ici et là contaminant probablement cette ressource si précieuse. Lidia Rosana Gomez décide de témoigner de cette réalité, telle une militante aux revendications politiques, bien que son geste artistique est empreint d'espoir : l'artiste argentine remplace le rouge sang de la coque des navires par un bleu électrique, celui d'une eau source de toute vie.

Egalement Sculptrice, Rosana Gomez a collaboré avec les habitants de San Antonio Oeste afin de réaliser une sculpture de la Vierge Marie, Stella Maris, patronne des océans. Sa submersion, organisée par l'église locale, a pour objectif de bénir la mer ainsi que les pêcheurs.

Montage de l'oeuvre pour l'exposition Fluxus Organico

Scène Nationale le Bateau Feu

Curation Laurent Chiffoleau - Dunkerque, 2016

1/2